Accord du 1er juillet 2026 définissant les mesures spécifiques d’accompagnement des salariés du site de Villiers-Saint-Frédéric et son Avenant technique de révision du 10 juillet 2026

Du 01/07/2026

 Préambule

Le site de Villiers-Saint-Frédéric constitue aujourd’hui un pôle stratégique regroupant 3 entités de l’Unité économique et sociale (UES) Métallurgie : Renault s.a.s. – Etablissement Ile-de-France, Ampere Energy et Ampere Software Technology. Il concentre, en son sein, une diversité d’activités structurantes pour l’ingénierie du véhicule utilitaire et les opérations, couvrant notamment les moyens d’essais, les prototypes, les bancs moteurs, l’analyse concurrentielle et qualité, les plateaux d’ingénierie, l’atelier phygital, les systèmes d’information ainsi que le poste Hypervision Renault.

 

Toutefois, ce site est désormais confronté à une transformation d’une ampleur inédite, résultant de la convergence de plusieurs facteurs majeurs, à la fois conjoncturels, technologiques et réglementaires.

 

D’une part, une baisse conjoncturelle du plan de charge des véhicules utilitaires— estimé entre 35 % et 40 % à l’horizon 2027-2030 — du fait du renouvellement récent de l’ensemble de la gamme VU. D’autre part, la mutation profonde des systèmes informatiques, engagée dès 2017 et fortement accélérée par le programme « Data Center Less » déployé entre 2024 et 2026, transforme les besoins liés aux opérations IS-IT hébergées sur le site.

 

Parallèlement, la grande interaction entre les compétences d’ingénierie propres à Villiers-Saint-Frédéric et celle du Technocentre Renault, apparait comme un enjeu de performance et de vitesse pour les projets futurs. À ces mutations s’ajoute une contrainte réglementaire forte : le décret « tertiaire 2030 », imposant une réduction substantielle des consommations énergétiques, impliquant des investissements lourds pour assurer la mise en conformité d’un site déjà aujourd’hui surdimensionné.

 

Dans ce contexte global, caractérisé par sa complexité et son intensité, la relocalisation des activités de Villiers-Saint-Frédéric vers les sites de Guyancourt, Lardy et Aubevoye apparait comme une décision nécessaire afin d’assurer le maintien au sein de Renault Group des compétences spécifiques au véhicule utilitaire et leur adaptation aux enjeux futurs.

 

Ce projet a été porté à la connaissance du CSE le 28 mai 2026, puis soumis à consultation le 10 juin, suscitant des demandes de négociation visant à définir un dispositif d’accompagnement à la hauteur des enjeux humains associés. La Direction a ainsi engagé des négociations les 18 et 19 juin 2026 avec les organisations syndicales représentatives.

 

Dans ce cadre, il a été rappelé que la priorité demeure le maintien de l’activité professionnelle des salariés sur les nouveaux sites d’implantation. Néanmoins, il a également été acté que certains salariés pourraient faire le choix d’orienter leur parcours vers d’autres opportunités, au sein du Groupe ou en dehors de celui-ci.

 

Conscientes des impacts d’une telle transformation, les parties ont ainsi entendu définir un ensemble de mesures destinées à permettre à chaque salarié de se projeter dans les meilleures conditions possibles, quels que soient leurs projets. Ces mesures couvrent notamment :

• l’accompagnement renforcé des mobilités, tant géographiques que professionnelles ;

• le soutien aux projets de reconversion ou d’évolution externe à l’entreprise ;

• ainsi que la mise en place de dispositifs de suivi et de gouvernance dédiés au pilotage de cette transformation.

 

C’est dans ce cadre, et dans le respect des principes directeurs de l’accord « Contrat social France » du 19 décembre 2024, que le présent accord a été conclu.

Téléchargez l'accord complet ici.

Avenant technique de révision du 10 juillet 2026

Préambule :

Un accord définissant les mesures spécifiques d’accompagnement des salariés du site de Villiers-Saint-Frédéric a été conclu le 1er juillet 2026. Ce dernier comporte notamment un dispositif de rupture conventionnelle collective.

À la suite d’échanges avec l’administration portant sur le dispositif de rupture conventionnelle collective, cette dernière a formulé une observation et a demandé qu’une modification y soit apportée. C’est dans ce contexte que les parties se sont rencontrées le 10 juillet 2026 et ont décidé de signer le présent avenant, conformément aux observations formulées par l’administration.

Téléchargez l'avenant complet ici.