Le vaudeville que jouent en Espagne chez Renault les syndicats et leur employeur est une séquelle d’une vieille maladie qui a atteint une part de l’industrie automobile européenne il y a une bonne quarantaine d’années : la mise en concurrence des sites. Plutôt que de se demander comment on pourrait rendre durable l’engagement des uns et des autres à assurer la pérennité de l’activité sur un site, on en organise la fragilité dans l’espoir que, en plaçant chacun sous la menace de mort industrielle, on soit à même de dégager de meilleures performances en obtenant de tous qu’ils donnent tout. Puisque d’autres ont en ces matières d’autres pratiques, il serait peut-être opportun de les examiner avec attention et de renoncer à la politique du pire.