Préambule
Dans un marché automobile européen marqué par une intensification rapide et significative de la concurrence, sous l’effet de la montée en puissance des constructeurs chinois - compétitifs en volumes, technologies, prix et vitesse d’exécution – le Groupe doit accélérer profondément sa mutation, afin de rester un acteur de référence.
Dans ce contexte, Renault Group a bâti sa stratégie sur l’utilisation de ses propres technologies en Europe, développées par son ingénierie, tout en devant franchir un cap décisif : passer d’une success story (Renaulution) à un success system. C’est l’ambition du plan FutuREady. Et l’atteinte de cette ambition repose donc sur une condition déterminante : la capacité de l’ingénierie à délivrer plus vite, à moindre coût, et au meilleur niveau technologique.
La transformation de l’ingénierie nécessite notamment une simplification conséquente de son organisation et ses modes de fonctionnement. Il s’agit de décider plus vite, de limiter les interfaces, de rationaliser les systèmes, fonctions, réduire les livrables... et de concentrer les équipes sur la création de valeur.
Dans le domaine du software, la concurrence est particulièrement forte, avec des constructeurs chinois, déjà très avancés en matière de prestations, de coûts et de rapidité d’évolution. La souveraineté technologique de Renault Group en Europe doit être renforcée. Pour rattraper les meilleurs standards du marché, le Groupe doit faire évoluer son modèle en accélérant le recours ciblé au Make or Buy, aux partenariats technologiques, à l’intelligence artificielle, au découplage hard/soft et à la simplification de ses modes de fonctionnement.
Cette transformation nécessite également une évolution des compétences. Cette évolution est au cœur de notre performance et adresse ce que nous avons de plus importants : notre potentiel humain.
Elle est tirée par 3 facteurs : les nouvelles technologies à maîtriser, la notion de Make or Buy traduisant nos enjeux stratégiques de souveraineté et de compétitivité, le renforcement des compétences existantes pour rester compétitifs.
Pour ce faire, il est nécessaire d’investir massivement dans les compétences pour :
- Recentrer les expertises sur la production de valeur,
- Acquérir des compétences clés sur les nouvelles technologies,
- Maîtriser en interne les domaines différenciants,
- Valoriser durablement la filière technique.
Cette transformation des compétences s’appuie sur un triptyque :
- Mobilité et redéploiement, pour accompagner les évolutions des activités
- Formation et reconversion, pour sécuriser les parcours
- Recrutement ciblé, pour accélérer l’acquisition de compétences sur les domaines stratégiques
Les 4 et 11 juin 2026, deux Groupes de Réflexion Paritaire se sont réunis afin de partager ces constats tant sur la nécessaire simplification de l’ingénierie, que sur la stratégie à apporter sur le software.
Les impacts sur les emplois et les compétences qui découlent de cette nécessaire transformation ont été partagé le 24 juin 2026 lors d’un Observatoire des Métiers.
C’est dans ce contexte, que se sont ouvertes les négociations de cet accord global de transformation des emplois et des compétences au sein de la Direction de l’Ingénierie Produit.
Cet accord et les dispositifs qu’il propose de mobiliser, conclu au niveau de l’Unité économique et sociale Métallurgie, s’inscrit dans le respect des principes directeurs de l’accord Contrat social France du 19 décembre 2024. A l’issue de la réunion de négociation qui s’est tenue le 2 juillet 2026, les parties ont convenu des dispositions suivantes.
Téléchargez l'accord complet en cliquant ici.