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Propositions de la CGT Renault

18/10/2014

Accords "compétitivité-emploi" chez Renault : 8ème round. Les négociations entre les syndicats et la direction du groupe se sont poursuivies toute la journée d'hier. Aucune des propositions formulées par la CGT n'a été prise en compte par la direction. Sur le terrain, de nombreux salariés du groupe étaient en grève.

Les négociations dits de "compétitivité-emploi" se sont poursuivies hier au siège de Renault France. Entamées le 6 novembre dernier entre les 4 syndicats du groupe ( CGT, CFDT, CFE-CGC et FO ) et leur direction, c'était la 8ème et avant-dernière réunion entre les 2 parties. La conclusion des accords a été renvoyée à la semaine prochaine. Aucun texte n'a pour le moment été signé.

" La direction de Renault a rejeté toutes nos propositions. Pire ! Elle demande l'aide des syndicats pour adapter, améliorer les mesures qu'elle propose. Et elle continue de faire du chantage sur la fermeture de sites en cas d'échec des accords " a déclaré Fabien Gâche, délégué syndical central CGT de Renault France et l'un des 4 négociateurs CGT sur ce dossier, à la sortie de cette journée de négociations.

Censés permettre à l'entreprise, à la peine sur le marché international de l'automobile, de gagner en compétitivité et de regagner des parts de marché, ces accords provoquent depuis des mois la colère des ouvriers Renault. Hier, les sites de Douai, Sandouville, Flins, Le Mans étaient touchés par des grèves et débrayages.

Et pour cause. Ces accords proposent notamment : gel des salaires, mobilité imposée des salariés entre les différents sites de production, augmentation du temps de travail, suppressions de 8260 postes, etc... La CGT dénonce une cure d'austérité drastique dont l'efficacité à long terme est peu probable. Détails de ces mesures en VIDEO

Pour doper l'efficacité de l'entreprise, la CGT préconise, à l'inverse de sa direction, l'investissement, l'innovation et une réorganisation intelligente du travail avec la participation de l'ensemble des salariés. Un peu à l'image de ce qui se fait chez WolksWagen, le concurrent automobile allemand, dont en France on aime tant comparer sa compétitivité à celle de Renault. Et pour cause ! Ils ont investi. Les propositions de la CGT de Renault.